Freelance.Family: quelle est la réalité du freelancing ?

Voici un un peu plus d’un an, j’ai décidé de proposer mes services comme indépendant, ou Freelance comme on dit. Aux cours des années précédentes, je suis allé au bout de la logique des SSII (qui aiment tant se rêver ESN), où j’ai fait comme-il-se-doit un burn-out. Précédemment, je suis passé dans une grande agence de communication, j’ai eu mon studio technique (plus ou moins bien géré), j’ai lancé des projets divers, rentables mais sans plus. J’ai mis sur le papier encore trente fois plus d’idées qui ont duré entre une heure et quelques années, avec ou sans nom de domaine déposé, et logos dessinés… Comme le créatif des livres de Beigbeder, l’entrepreneur travaille beaucoup pour la corbeille.

A ces diverses occasions, je me suis posé plein de questions (les mêmes que tout le monde), j’ai lu plein de numéros spéciaux qui en réalité ne sont que des marronniers où l’on relit indéfiniment les mêmes conseils de base. Comme tout bon geek / techos, j’ai testé des quantités d’outils, de services. J’ai installé et payé des dizaines d’applications. Certaines abandonnées rapidement, d’autres que je sais fondamentales, sans réussir pourtant à m’en servir valablement et durablement, mais je persévère sans raison autre que l’intime conviction qu’il y a encore un usage à creuser : elles ne sont alors en réalité que des objets transitionnels qui m’aident à réfléchir, telles un brain handler…

Le quotidien et la réalité de la vie du Freelancing sont faits de tas de détails sans intérêt agrégés dans un étrange mélange, et une adoption faite par chacun, à sa manière. C’est ce mix qui crée la valeur. Le regard qui produit l’empreinte.

En réalité, le Freelancing ne se limite pas aux travailleurs indépendants, mais est un écosystème. Il ne s’agit pas d’un modèle économique précaire pour travailleurs indépendants asociaux ou trop experts. Il ne s’agit pas d’entrepreneurs qui attendent le bon projet plus grand, plus beau qui pourra enfin être qualifié de succès. Il ne s’agit pas d’un phénomène ponctuel et limité.

L’écosystème du Freelancing regroupe les indépendants, bien sûr, mais aussi les cabinets spécialisés de plus en plus nombreux, les agences coopératives qui ne sont constituées que de Freelances, les sociétés de portage, les entreprises qui ont besoin d’eux pour travailler en mode projet, les services de plus en plus nombreux créés pour répondre à leurs besoins spécifiques, les nombreux espaces de co-working, les agences de communication qui ont besoin de renouveler la créa, l’univers des Startups qui ne peut survivre sans la pollinisation de son écosystème…

Alors, un soir j’ai décidé d’aller acheter un micro, retrouver mon mini-pied pour APN, me procurer un adaptateur pour iPhone, et puis c’est parti : pour connaître les véritables histoires du Freelancing, le mieux est d’aller ouvrir la conversation avec mes semblables, arrêter d’écouter les narrations faites par des observateurs extérieurs (journalistes, politiciens, chercheurs…). Et puis partager.

Vous êtes Freelance ? Vous recherchez des missions pour des Freelances ? Vous faites travailler des Freelances au sein de votre structure ou de vos projets ? Vous proposez des services en ligne dédiés aux Freelances ? Vous animez des espaces de co-working qui ne survivraient pas un mois sans votre clientèle de Freelances ? Vous avez fondé une Startup qui a besoin de Freelances pour délivrer efficacement et dans-les-délais-promis-aux-partenaires-financiers ce que vous avez conçu ?

Contactez-moi, on se fera une petite interview sympa autour d’un café, d’une bière ou d’un déjeuner 😉